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23
02
2009

Espion(s) - Nicolas Saada

11 chroniques recensées

Liste des chroniqueurs sur ce sujet :
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Espion(s),
De

Avec G. Canet, G. Pailhas, S. Rea

Sortie en salle le 28 Janvier 2009
.
 

Un quidam ouvre une valise diplomatique en forme de boîte de Pandore et sa vie s’en trouve bouleversée. On peut ici reconnaître le point de départ de La Sentinelle, de Desplechin, rapprochement d’autant moins stupide que Nicolas Saada, dont Espion(s) est le premier film, fut, il y a quelques années, le co-adaptateur pour le cinéma de la pièce d’Edward Bond La Compagnie des hommes pour ce même Desplechin. Mais là où, en bon cinéaste plutôt bergmanien, Desplechin faisait de La Sentinelle une sorte de film d’action purement mental et intériorisé, Saada joue plus franchement la carte du film de genre (comme le titre du film l’annonce on ne peut plus clairement), mais à sa façon, qui rappelle un peu la réussite des Patriotes, d’Eric Rochant ...
 

Cinq ans qu'on attendait le premier long de Nicolas Saada, excellent critique et auteur en 2003 du court-métrage Les parallèles, petit chef d'oeuvre avec déjà Géraldine Pailhas. Cela valait la peine de patienter tant la réussite de cet Espion(s) est grande, à peine entachée par un certain manque de moyens (les quelques effets visuels font grincer des dents). Finalement, le plus gros défaut du film, c'est son titre, aussi grossier et incongru puisqu'il semble annoncer une intrigue à base d'agents doubles, d'identités multiples et de traîtrises tordues. Or il n'en est rien : s'il est bien un film d'espionnage, Espion(s) ne pratique pas ce genre de suspense, et propose une intrigue relativement épurée mais pas simpliste ...
 

Difficile d’apprécier un film comme Espion(s) quand on a été emballé, il y a quelques mois, par un film de genre très similaire, Secret défense. Pourtant, ce premier film de Nicolas Saada (venu de la revue très vénérable Les cahiers du cinéma) avait pour lui un casting plutôt intéressant, avec Guillaume Canet, Géraldine Pailhas et Stephen Rea (V for Vendetta) en haut de la liste. Il faut croire que, dans le cinéma, l’équation talent + talent = succès n’est pas toujours vérifiée ...
 

A un mois et demi d’intervalle, sont sortis deux films français d’espionnage, d’un côté Secret défense qui lorgnait vers l’entertainment américain et en atteignait son efficacité, de l’autre, cet Espion(s) qui embrasse le genre avec un auteurisme assez intelligent et les références qui vont avec. Tandis que le premier avançait avec un script bétonné, documenté et plutôt malin, le second, lui, privilégie l’atmosphère et la direction d’acteurs ; l’action contre l’humain, un calibrage précis contre une contemplation sensible. A la moitié d’Espion(s), on aurait pu sans conteste attribuer la victoire de cette petite compétition à Nicolas Saada pour la délicatesse de sa mise en scène et sa finesse d’écriture ...
 

Avec son titre aussi banal que mensonger et sa bande annonce qui ne retranscrit en rien l’atmosphère du film, tout laissait supposer que « Espion[s] » allait être un échec de plus pour un cinéma français qui s’est toujours cassé les dents sur la thématique de l’agent, en produisant des films ni blockbuster, ni films d’auteur, des choses un peu batardes qui avaient au final tout du téléfilm (« Agents Secrets », « Secret Défense »). Pourtant le film de Nicolas Saada ne joue pas du tout dans cette basse-cour, et opte indéniablement pour le côté film d’auteur ...
 

Ancien critique aux Cahiers du cinéma, Nicolas Saada est l’auteur d’un ambitieux et fantastique court-métrage réalisé en 2004, Les Parallèles. Le film réunissait quelques belles figures du cinéma français : Mathieu Amalric, Jonathan Zaccaï et Géraldine Pailhas, que l’on retrouve ici dans Espion(s). Espion(s) fait suite à une série de films français sortis récemment et qui ont en point commun l’espionnage. Du très didactique Secret Défense au fantasque Le Plaisir de chanter, le spectre est large et toujours à mille lieux des escursions hollywoodiennes sur ce terrain là. Espion(s) n’a rien à voir avec les deux films précités ...
 

Réalisé par le journaliste et scénariste Nicolas Saada, Espion(s) est un film de cinéphile où s’amalgament les genres, entre espionnage et drame sentimental. Par-delà les codes, Saada nous propose une histoire complexe où un présumé antihéros prend au fur et à mesure que se décline l’histoire l’étoffe d’un homme pour qui la détermination se conjugue à la passion. Incarné par une personnalité charismatique (Guillaume Canet), Vincent, un homme a priori traqué, tel un Faust acculé à ses choix originels s’émancipe pour reprendre en main une affaire devenu brûlante ...
 

Après le Secret Défense d'il y a à peine quelques semaines, un nouveau film d'espionnage à la française ? Si on avait déjà bien apprécié Secret Défense, force est de constater que Espion(s) se situe un cran au-dessus. On y retrouve une partie de la trame de Secret Défense : ici c'est le garçon (la fille dans Secret Défense) qui est enrôlé de force dans les services secrets français (procédure standard de chantage pour effacer une grosse bêtise) et qui se retrouve malgré lui chargé d'une mission d'infiltration chez les terroristes. L'un des atouts d'Espion(s) est de s'offrir un décor basé sur des faits récents : l'indélicatesse des bagagistes de Roissy et les attentats meurtriers de Londres ...
 

Comme j'avais envie de voir ce film ! La preuve, 3 séances de cinéma en 4 jours ne m'étaient pas arrivées depuis des années. Mais hélas... L'intrigue est pourtant bien construite, l'idée de départ assez originale et le film commence sur des chapeaux de roue. On est en plein vif du sujet dès la deuxième minute. Mais ensuite, tout ralentit et nombre de clichés s'accumulent. Le film manque cruellement de rythme et d'action ...
 

Quand un critique des Cahiers du cinéma passe derrière la caméra, on peut légitimement craindre le pire. Comprenons-nous bien : je suis un grand fan devant l’éternel de la critique un peu intellectuelle, voire intellectualisante, façon Télérama ou Inrockuptibles. Mais les Cahiers, c’est différent je trouve : ils sont apparemment incapables d’apprécier simplement un film, il faut toujours l’interroger plus ou moins métaphysiquement, en tout cas il faut une interrogation plus générale sur le cinéma, de quoi penser. Ils ne connaissent pas le premier degré et, pis encore, sont incapables de sortir de leur image d’intellectuels pour, par exemple, “s’abaisser” à apprécier un blockbuster bien américain. Or moi, si j’aime bien le cinéma intello, mais j’aime aussi, de temps, un bon gros navet américain, just for fun ...
 

Espion(s) est le premier film de Nicolas Saada qui a su séduire quelques grands noms du cinéma français (Canet, Pailhas) pour nous narrer un sujet en vogue actuellement : l’espionnage dans la vie réelle comme le traite également Secret Défense de Philippe Haim. Vincent (Guillaume Canet) est bagagiste à l’aéroport de Roissy. Avec son collègue Gérard, il “ponctionne” quelques valises circulant sur le tapis roulant pour voler quelques objets personnels de valeur. Tout dérape lorsque le collègue de Vincent ouvre une valise diplomatique et teste un parfum présent dans la valise sur sa main ...

Note : 3.5/5 (8 notes)


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