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    2008

    L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford - Andrew Dominik

    13 chroniques recensées

    Liste des chroniqueurs sur ce sujet :
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    L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford,

    De

    Avec B. Pitt, C. Affleck, S. Shepard

    Sortie le 10 Octobre 2007
     
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    Comment est le film pour lequel Brad Pitt vient d'obtenir le prix d'interprétation à la Mostra de Venise? On va l'adorer ou le détester, à mon avis... Les amoureux de westerns traditionnels vont s'endormir, crier à l'imposture de la démystification de leur Jesse James, mais les cinéphiles et les BradPittphiles risquent fort de le plébisciter... Western psychologique et contemplatif, c'est l'histoire d'une relation complexe et ambiguë entre deux hommes ...
     

    D’abord il est difficile de définir ce film qui reprend certes les codes du western mais qui les détourne majestueusement. Tout comme le titre nous donne une fausse piste. Evidemment il s’agit bien de l’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Mais au final, peut-être parler d’assassinat ? Ou d’une bête traquée qui, lasse ou provocante, défie la mort ? Peut-on parler de lâcheté à propos de Robert Ford ? Ce titre, finalement très brillant et loin d’être anodin, évacue d’emblée ce que nous savons déjà parce que l’intérêt est ailleurs. Et si ce film renouvelle le genre, c’est parce qu’il instille la psychologie, aux antipodes du manichéisme habituellement érigé en principe du western. Les héros sont aussi vulnérables. Ils ne sont pas invincibles ...
     

    Voilà un film dont on avait beaucoup parlé lors de sa présentation à Deauville et qui avait fait une forte impression sur le public, bien que, déjà, les avis aient été partagés. Il est vrai que L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford a peu à voir avec le western traditionnel et que certains spectateurs pourront trouver cette oeuvre trop longue et trop éloignée du portrait légendaire du hors-la-loi qui avait raison de tout et de tous ...
     

    La fin de la guerre de Sécession en 1865 marque une transition dans l’histoire des Etats-Unis. Les colts disparaissent des ceintures et avec eux le mythe fondateur de l’aventurier mal rasé. Dans cette amérique qui se «civilise», Jesse James apparaît comme un vestige du passé, un anachronisme qui n’a plus sa place dans une société en mutation. Son assassinat est un acte politique ...
     

    Hors-la-loi célèbre de son vivant, Jesse James n’a cessé depuis sa mort en 1883 d’alimenter le folklore américain de chansons, histoires et autres films. Avec ses frères, il a durant dix ans dévalisé de nombreuses banques avec violence et effusion de sang, puis il fonde son propre gang et sème la terreur dans tout le pays. Malgré cela, son statut de dernier « outlaw » et la férocité avec laquelle les autorités s’acharnent sur lui vont lui attirer les faveurs de la population ...
     

    Nous revoilà plongé dans les délices des Western et du bon vieux far west. Non, ici c'est quand même un peu différent, le temps a une autre dimension dans le western façon Andrew Dominik. Cela ne plaît pas à tout le monde d'ailleurs, les paysages sont sublimes, les nuages passent au-delà, il y a du regard contemplatif dans cette vision del'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Il y a de l'attente; tout le film tend vers ce moment inéluctable ...
     

    Voir ce film et mourir. Prenez le cinquante meilleurs réalisateurs du monde, les cinquante meilleurs écrivains, les cinquante meilleurs peintres, photographes, compositeurs de l'univers ; ne gardez que le summum de l'optimal du talent de chacun et mélangez doucement. Alors il est possible d'envisager que l'oeuvre obtenue arrive à la cheville de L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, le meilleur titre de l'année pour le chef d'oeuvre de la décennie ...
     

    "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" un nom à ralonge qui dit tout du film. Il faut croire que Jesse James est un rapper ou un espion de la cia pour pas être dans le bain d'emblée. Et puis ce titre lourd et définitif est tragique. On sait qu'on n'assistera pas à 2 heures de bagarres de saloon avec piano déchaîné, des gars qui passent par la fenêtre pendant que les chevaux philosophent à l'abreuvoir. Non, le sujet est tuer son idole. Depuis sa plus tendre enfance, Robert "Bob" Ford (joué par Casey Affleck) admire Jesse James, le légendaire braqueur de banques et de trains ...
     

    Andrew Dominik nous dresse pendant plus de deux heures un portrait de Jesse James, légende sudiste de la fin du XIXè siècle. Petit à petit, à travers les événements de sa dernière année de vie, de son quotidien de père de famille à des actes moins élogieux, les contours de ce mystérieux personnage se dessinent. On perçoit le changement qui le rend vulnérable. Et sa rencontre avec Robert Ford, un de ses grands admirateurs, accentue cette impression. Le film prend le temps de poser une atmosphère, une tension entre les protagonistes qui ne cesse de grandir ...
     

    Andrew Dominik, réalisateur jusque là inconnu, signe avec ce -très long- film son second long métrage, le premier, Chopper (2000) n’était resté qu’une semaine à l’affiche pour un total de 22000 entrées. Dans Chopper, Dominik mettait en scène le plus grand criminal australien : Mark “Chopper” Read, ennemi public n°1. Aujourd’hui, dans un film au titre trop long à écrire, tiré du livre homonyme de Ron Hansen, il filme les derniers instants puis la mort de Jesse James ...
     

    L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford : un titre bien trop explicite pour ne pas être mensonger. Sous ses résonnances hagiographiques, il prend la légende au pied de la lettre pour aller à rebours, et la faire s’effriter. Ainsi L'Assassinat de Jesse James s’interrogera sur le mensonge et la manière dont la fiction peut modifier, remodeler le réel, réécrire l’Histoire en histoires et partant, imprimer une perception erronée des faits, l’imagerie collective cannibalisant la vérité. Fuyant toute forme de manichéisme héroïque, L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford évoque comment le temps construit et déconstruit les courageux et les lâches et comment il meurent ...
     

    Je vais commencer par les acteurs. Brad Pitt et Casey Affleck. L'ange de la mort, le mythe vivant. Rarement il n'aura été aussi charismatique à part peut-être dans les Ocean de Soderbergh mais avec Georges à coté, on le voit moins. Toujours est-il qu'il irradit pendant tout le film et ça tombe bien, le rôle veut ça. La caméra l'aide aussi beaucoup. Casey Affleck est son anti-thèse. Discret, laid, timide, quelconque, le regard fuillant, lui irradie la petitesse et la lacheté avec son petit sourire qui donne systématiquement envie de fuir à grand pas ...
     

    Deuxième film pour Andrew Dominik, après Chopper sorti en 2001, L'Assassinat de Jesse James est déjà un film accompli. Basé sur le livre homonyme de Ron Hansen, ce film se démarque immédiatement par sa photographie soignée : on ne peut s’empêcher de penser à Terrence Malick, non pas à La Ligne rouge ou au Nouveau monde mais à un de ses premiers longs métrages, Les Moissons du ciel, sorti en 1979. Même utilisation des paysages et des lumières avec notamment le blé qui danse ...

    Note : 3.9/5 (10 notes)


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