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11
03
2009

Bellamy - Claude Chabrol

12 chroniques recensées

Liste des chroniqueurs sur ce sujet :
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Bellamy,
De

Avec G. Depardieu, C. Cornillac, J. Gamblin

Sortie en salle le 25 Février 2009
Bellamy - Claude Chabrol
.
 

Pas forcément fan des derniers Chabrol (L’ivresse du pouvoir, La fille coupée en deux), j’avoue d’emblée que j’ai été totalement enchantée par Bellamy. Le réalisateur octogénaire s’est inspiré d’un fait divers réel pour l’écrire. Celui d’un homme qui se fait passer pour mort et se fait refaire le visage pour toucher l’assurance vie et convoler en vie clandestine avec sa maîtresse. Au final, un polar complètement dingue, fascinant, impressionnant et tranquille à la fois. Et la rencontre au sommet (la première), qui ne déçoit pas, entre un grand cinéaste et un grand acteur. Chabrol s’intéresse toujours aux mêmes types de personnages : les bourgeois provinciaux. Mais ici, ils prennent tous une dimension de mystère et de profondeur qui ne s’effacent à aucun moment ...
 

Quinze ans que Claude Chabrol déçoit encore et encore, échouant à se renouveler et montrant des signes de vieillissement accéléré. Si Bellamy n'est pas le plus mauvais de ses derniers films, il accentue cette terrible impression d'essoufflement d'un cinéaste qui semble non seulement être resté bloqué dans les années 80, mais qui de plus a fait le tour de ses sujets de prédilection. De sa traditionielle peinture de la bourgeoisie, il ne reste plus que des miettes, tout ayant déjà été dit ailleurs - et en mieux. L'intrigue policière ayant elle aussi du plomb dans l'aile, Bellamy ne vaut que pour ses comédiens, qui s'en donnent à coeur joie malgré une façade un peu morose ...
 

J'entends déjà les critiques qui ne vont pas manquer d'accueillir Bellamy : Chabrol se répète, il fait toujours le même film, sa mise en scène est « paresseuse », etc. Il est vrai que l'on rentre dans Bellamy comme dans une bonne paire de pantoufles et qu'on est d'emblée en terrain connu. Scènes de la vie de province : le célèbre commissaire Paul Bellamy (Gérard Depardieu) profite de vacances bien méritées en compagnie de sa femme dans le sud de la France. Il est néanmoins intrigué par une histoire d'escroquerie à l'assurance et d'un cadavre non identifié dans une voiture carbonisée. Scène de repas entre notables provinciaux : Bellamy, sa femme et son dentiste dégustent une pintade accompagnée d'un bon cru et terminent le repas par un énorme cigare ...
 

Ca commençait plutôt bien. Depardieu en mode mineur, à mots mesurés et voix posée, joue un commissaire en vacances. Un commissaire célèbre (le Bellamy du titre) et physiquement très impressionnant : cet homme-là est devenu un véritable éléphant. Il déborde de partout, et ce pif mon dieu ce pif! quand il est filmé de face, je ne pouvais en détacher mon regard tellement il est phallique et démesuré. Il est en vacances avec son épouse, jeune, charmante, solaire, radieuse (Marie Bunel, excellente) ...
 

Dans la plus pure tradition chabrolienne, on retrouve des petits bourgeois, un meurtre qui a l'air de ce qu'il n'est pas, des personnages attachants et complexes, des tempéraments décalés. Et surtout, des clins d'oeil malicieux, des répliques succulentes, pleines d'humour et de piquant. Vraiment les dialogues sont souvent jubilatoires ...
 

Tout commence avec un beau plan-séquence introductif, qui part de la tombe de Georges Brassens, au cimetière de Sète, pour finir sur les rochers en contrebas, et la découverte d’une voiture accidentée et d’un cadavre calciné. Puis on fait connaissance avec le commissaire Bellamy, incarné par Gérard Depardieu et inspiré directement du commissaire Maigret, héros des écrits d’un autre Georges célèbre, Simenon. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce flic, dont on apprend qu’il jouit d’une grande notoriété sur le territoire, n’est pas là pour s’occuper de cette affaire. Il est juste en vacances dans la région, à Nîmes plus exactement, où sa femme possède une petite maison de famille. Il se contente de suivre les événements à la télévision ...
 

Le cinéma de Claude Chabrol n’est jamais aussi bon que lorsque le réalisateur décide d’être cruel avec ses personnages. Las, avec Bellamy, rôle taillé sur mesure pour Gérard Depardieu à qui il prête certains traits de leurs caractères respectifs (l’amour de la bonne bouffe, des vignobles, des dames… et l’horreur des voyages), le pourfendeur de la bourgeoisie provinciale s’est sacrément adouci (du moins en apparence, son film étrange s’achevant dans une noirceur des plus misanthropes…) et finit par ennuyer* avec une mise en scène poussive ...
 

Gérard Depardieu, commissaire en vacances dans sa résidence secondaire prés de Nice, se fait aborder de manière étrange par Jacques Gamblin qui avoue avoir tué un homme. De ce point de départ bizarre, une toile d'araignée se tisse, faite de jeux de miroirs incessants et souvent abstraits dans lesquels personnages et situations ont toujours un pendant, un double. Chabrol tente alors de tresser, aussi par les dialogues, de construire un univers en chausse-trappe et en faux semblants. BELLAMY s'inscrit donc dans une logique qui, sur le papier, contient un peu de folie narrative et même quelques non-sens toujours bienvenus ...
 

Claude Chabrol toujours égal à lui-même nous sert un nouveau polar grinçant, à la sauce aigre-douce et aux parfums de province : Bellamy. Tour de force, il réussit même à faire que Depardieu joue autre chose que Depardieu ! D'ailleurs, tous les acteurs y sont dirigés de main de maître : Jacques Gamblin double et inquiétant, Clovis Cornillac fougueux et imprévisible ...
 

Chabrol se sert d’un fil tenu, d’un semblant d’intrigue policière pour dresser, ici dans le pays nimois, le portrait de deux frères que tout semble opposer ! la délicieuse présence de Françoise (Marie Bunel), compagne de Bellamy, imposant Depardieu. Homme curieux, de la chair, de la bonne chère, des hommes et de leur qualité comme de leur travers, reniflant même en vacances tel un bon chien policier, irrésistiblement attiré par l’étrange ...
 

Le commissaire Paul Bellamy (Gérard Depardieu) s’ennuie pendant ses congés qu’il passe avec sa femme Françoise (Marie Bunel) dans leur maison nîmoise. Elle préférerait une croisière sur le Nil mais le débonnaire commissaire se complait de mots croisés, de bons petits plats et de câlins avec son épouse. Un curieux individu, pas bien net, Noël Gentil (Jacques Gamblin) vient lui demander de l’aider dans une sibylline histoire de crime, d’escroquerie qu’il a, ou aurait commis. Voilà un excellent prétexte pour titiller le célèbre limier et pimenter ses paresseuses vacances. Tel Maigret il s’engage peinardement dans une investigation à la frontière de la légalité, heureux du tour qu’il joue à la police locale. Une classique affaire d’arnaque à l’assurance dont on peut se demander si on en serait pas également les victimes ...
 

Je suis restée assez perplexe devant ce film, Bellamy, 50ème film de Claude Chabrol, qui est surtout un portrait de Depardieu (Gérard) à la manière de Chabrol: un homme (commissaire en vacances), qui aime la bonne chère et la chair (désolée pour ce jeu de mot). Jacques Gamblin avec ses postiches (en escroc aux assurances) ne m'a pas convaincue plus que cela ...

Note : 3.3/5 (10 notes)


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Commentaires

critique de BELLAMY

Nimois depuis 1947, cinéphile, je sors du kinepolis de Nimes et ma déception est colérique. En effet, on peut passer sous silence les invraisemblances du film BELLAMY, comme celle d'un commissaire parisien venu enquêter sur une affaire criminelle  à Nîmes, alors qu'il est en vacances, et on peut oublier ses réflexions désobligeantes, gratuitement méchantes relatives à ses "collègues nîmois", territorialement compétents.
On peut (avec un rictus tout de même) ne pas voir l'extrême déséquilibre entre le quintal et demi du commissaire disgracieux et l'harmonie séduisante du corps de son épouse si jolie, on peut écarter la liberté prise pour les besoins du film (quels besoins ?) de malmener les faits de cette escroquerie à l'assurance ayant conduit au crime et de les transformer au paroxysme de l'invraisemblance et de leur faire perdre toute crédibilité,
on peut écouter sans rien dire le commissaire dire "bande de connards" à des policiers contrôlant une identité dans la rue, on peut être passif et accepter d'être pris pour un imbécile durant toute la projection, on peut, dans l'ombre , regretter le Chabrol du "beau Serge", du "boucher", du "que la bête meure", de "Violette Nozière" et d'autres, et regretter aussi le Depardieu de "Cyrano de Bergerac", de "Christophe Colomb" du "dernier métro" ou de "la femme d'à côté" et d'autres, mais on ne peut, mais alors pas du tout, accepter que la Ville de Nîmes soit traitée avec autant d'indifférence confinant au mépris. Quelques vues de Nîmes, éteinte, ville dortoir, sans effervescence autour des Arênes alors que celà est annoncé par la présentatrice de TéléMiroir, un café de la Bourse morne, faisant décor, des rues vides, des gens absents, neutres, aucun signe du Sud, du soleil, de la joie, des moeurs. Monsieur CHABROL, vous êtes impardonnable de n'avoir pas saisi l'opportunité de faire de Nîmes un véritable personnage du film, comme celà est arrivé souvent pour d'autres villes, dans de nombreux films. En prime, vous vous seriez faits de nombreux amis dans le Gard, et à Nîmes, mais, si j'en juge par le nombre de personnes qui ont sensisblement le même sentiment au sujet de votre film raté, appartenant à un groupe de réfléxion au sein duquel nous échangeons sur tous sujets, une piètre note vous est décernée par l'ensemble des personnes dont je fais état ici. Je vous souhaite , pour le prochain film, entouré des membres de votre famille qui ont touché à BELLAMY,vous qui n'avez jamais, comme le dit l'une de vos biographies, négligé l'aspect commercial de votre carrière, de voir les choses différemment.
daniel bernabé

bernabe - 02.03.09 à 12:10 - # -

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