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20
03
2009

4 mois, 3 semaines et 2 jours - Cristian Mungiu

14 chroniques recensées

Liste des chroniqueurs sur ce sujet :
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4 mois, 3 semaines et 2 jours,
De
Avec A. Marinca, L. Vasiliu, V. Ivanov

Sortie le 28 août 2008
4 mois, 3 semaines et 2 jours - Cristian Mungiu
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Dans la Roumanie de Ceaucescu, l’avortement jusqu’alors autorisé, est brusquement interdit pour encourager la natalité, quand il sera rétabli des années plus tard, sur 20 millions d’habitants, on comptera 1 million d’avortements… Le réalisateur est de la génération issue de ce boum des naissances sous Ceaucescu. Ce film vaut tous les documentaires sur la Roumanie communiste des années 80 tant l’ambiance est particulièrement éloquente. On y passe son temps à chercher des produits au marché noir, à faire du troc, à se cacher, à acheter des complaisances avec un paquet de cigarettes. Un climat de dénuement, de survie, de parano réflexe avec des contrôles d’identité incessants ...
 

Palme d"or à Cannes, ce petit film roumain est perturbant. Un peu expressionniste, un peu baclé par moment, totalement hors du temps Hollywoodien, 4 semaines ... raconte la folle journée d'une jeune femme qui veut avorter. Crime passible de prison dans cette Roumanie un peu désuète et surannée. C'est cette impression qui frappe en premier, l'impression d'automne, d'hiver boueux, de petit froid sec et aux senteurs épicées. Une impression d'enfance, avec des gros pulls de laine ...
 

Après l'Allemagne de l'Est de "La Vie des Autres", la Roumanie des dernières années de la dictature stalinienne de Nicolae et Elena Ceaucescu nous vaut un autre film passionnant sur le combat difficile des simples citoyens pour leur survie dans un régime totalitaire. Là où Corneliu Porumboiu dans "12 h 08 à l'Est de Bucarest" traitait la description de cette société étouffante sur le mode de la comédie, Cristian Mungiu a choisi une tonalité bien différente ...
 

Une chambre universitaire meublée de bric et de broc, respirant la privation. Privé de couleurs, les lieux sont tristes, austères plutôt, car le sentiment d'entraide et de débrouillardise qui se dégage du reste laisse entrevoir une notion de chaleur. Ici au sein des chambres universitaires règne un esprit communautaire, pour un bout de savon, un shampoing partagé... Le marché parallèle permet de s'approvisionner du strict superflu et fait parti du quotidien ...
 

Le cinéma roumain est en plein renouveau : après les tristes années de l’ère communiste, la décennie 90 permet à la nouvelle vague de faire son apprentissage. Résultat, depuis 2004, pas une année sans que Cannes ne mette en avant un film ou un réalisateur roumain. En 2005, La mort de Dante Lazarescu fait un état des lieux des déplorables conditions sanitaires du pays, en 2006 Corneliu Mitulescu remporte la caméra d’or avec 12h08 à l’est de Bucarest, qui adopte plusieurs points de vue pour narrer un même évènement ...
 

Je n'avais qu'un mot en sortant de la salle : excellent ! Rares sont les films de cette qualité, marquant de par son sujet et la façon dont il est traité, et magnifiquement porté par Anamaria Marinca dans le rôle d'Ottila, l'amie dévouée et énergique que la caméra suit de si près que le souffle de la jeune femme vient oppresser le notre. Dès la première scène, nous entrons dans la densité, la présence des personnages soutenus par le sens du détail ...
 

Malgré un début difficile où on peine à prendre ses repères dans un dortoir de Roumanie des années 80, on est aspiré par la difficile journée qui attendent Gabita, qui s'apprête à perdre son enfant, et Ottilla, qui partage sa chambre au foyer et soutiendra Gabita durant cette épreuve ...
 

La remise de la dernière Palme d'Or à 4 mois, 3 semaines et 2 jours a eu un effet double : enthousiasmer les cinéphiles auteuristes, ravis que le social l'emporte sur le star-system, et faire rager les autres, dépités à l'idée que David Fincher ou les frères Coen se soient fait devancer par un obscur film roumain. À présent que le film est sorti, il n'y a plus vraiment de doute possible : Cristian Mungiu a simplement eu la chance de tomber sur un président du jury nommé Stephen Frears, qui ne pouvait que récompenser un film de ce genre ...
 

Ce serait sans doute s'arrêter à la surface des choses que de faire de cette palme d'or roumaine, émanation d'un cinéma plein de vigueur, une simple peinture des dernières années des régimes staliniens à l'est de l'Europe. Certes, cette Roumanie miséreuse et prise dans une toile d'araignée policière tentaculaire donne au sujet du film une rudesse accrue encore ...
 

Un film fort, servi par deux très bonnes actrices, étonnantes de justesse et d'intensité, chacune incarnant une personnalité totalement différente, opposée même. J'étais habituée, pour avoir vu quelques films roumains récents, à cet humour amer et grinçant qui habite ces films, malgré la noirceur du climat social et esthétique. Mais dans 4 mois, 3 semaines, 2 jours, le réalisateur Cristian Mungiu ne laisse aucune place à l'humour et la légèreté ...
 

Retour en arrière dans la Roumanie d'avant la chute du mur, d'avant 1989; une loi anti-avortement est en vigueur, Ottila et Gabita, toutes deux étudiantes partagent un secret, l'une d'elle est enceinte de 2 mois, voire 4 mois, 3 semaines, 2 jours. Elle a trop tardé et pour résoudre ce problème, elle doit faire appel à une personne extérieure pour expulser le foetus ...
 

1987, Roumanie, quelques années avant la chute du communisme. Ottila et Gabita partagent une chambre dans la cité universitaire d’une petite ville. Gabita est enceinte et l’avortement est un crime. Les deux jeunes femmes font donc appel à un certain M. Bébé pour résoudre le problème. Mais elles n’étaient pas préparées à une telle épreuve ...
 

"Avertissement : certaines scènes peuvent être susceptibles de heurter la sensibilité des jeunes spectateurs." Quelles scènes ? Une seule en réalité, un seul plan même, celui – je ne vais pas vous le cacher plus longtemps – du foetus mort abandonné sur le carrelage de la salle de bains. Rassurez-vous, rien de traumatisant ici : très peu de sang, seulement une mignonne poupée de latex à forme plus ou moins humaine enveloppée dans un torchon. Une question se pose : pourquoi donc cette "provocation" ? ...
 

Pour une fois, je vais commencer par les images. On est presque dans le dogme de Lars Von Trier. Que de la lumière naturelle, pas de jeu avec l'objectif, travelings à l'épaule, plans fixes, pas de champ ./ contre-champ. La caméra est là, posée, face à l'action, face au personnage principal de la scène. Et celle-ci se déroule et, tout comme le ou les personnages, apathiques, choqués, immobiles, la caméra reste là, à scruter la moindre des réactions ...
 

Ce film de Cristian Mungiu nous projette dans divers horizons. Il nous décrit d'une manière fort réaliste la vie dans un état totalitaire telle qu'était à cette époque la Roumanie. Les citoyens traqués sans cesse par les questions insidieuses sur l'identité des gens, leur activité, leur lieu de résidence, pour quel motif ils se trouvent-ils à tel ou tel endroit. Cela sent le flicage à l'extrême dans ces villes glauques et sinistres où seules quelques misérables voitures circulent sur les larges avenues sans commerce ni animation ...

Note : 4.1/5 (17 notes)


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Commentaires

Du mal !

J'ai eu un peu de mal avec ce film dont l'ambiance ne m'a pas emballé. La fin auteuriste, le manque cruel d'humour, même si parfois on espère sentir des tentatives, on ne voit jamais un sourire, sauf sur les mines réjouies des amis du paternel qui ne sont pas franchement sympathiques....
Le sujet est glauque mais nécessaire, mais l'ambiance que le réalisateur donne à son film est lourde, pesante, sans doute très représentative de ce que doivent ressentir les deux jeunes filles, mais horriblement dure pour le spectateur, assis dans son fauteuil, et qui n'a qu'une envie, que ça se termine. Et la fin... qu'elle est longue ! Le film est sans doute très bien réalisé, les acteurs bons, mais je n'ai pas été happé par l'histoire, ça ne m'a pas particulièrement plu, même si le propos est intéressant, même si on ne s'intéresse pas à l'histoire de la roumanie communiste, qui a fait execption dans ce domaine (contraception)...
Enfin bon, un film qui a des mérites, mais qui n'a pas réussi à m'arrahcer à mon siège pour me faire vivre quelquechose, mais qui m'a plutôt mis une chappe de plomb sur le crane dès le début, sensation qui ne m'a quitté qu'une fois sortit de la salle. Je ne jette pas la pierre, je ne veux pas dissuader les gens d'y aller, c'est une palme d'or, quelquechose à voir, pour ne pas oublier la dictatures de Ceaucescu, mais j'avoue que je reste sur ma faim...

Carcharoth - 08.09.07 à 20:33 - # -

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