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    01
    2009

    Le chant des oiseaux - Albert Serra

    3 chroniques recensées

    Liste des chroniqueurs sur ce sujet :
    , ,

     

    Le chant des oiseaux,
    D'

    Avec M. Peranson, L. Carbó, M. Triola

    Sortie en salle le 21 Janvier 2009
    .
     

    Si ses héros n'étaient pas les rois mages (ou des sortes de rois mages, puisque les trois sont blancs), Le chant des oiseaux pourrait presque être considéré comme une suite directe de Honor de cavalleria, le précédent film d'Albert Serra, tant il lui ressemble sur tous les aspects. Le thème ? Des mecs qui marchent, sauf que cette fois ils sont trois. Le style ? Un noir et blanc pas très soigné, beaucoup de longs plans fixes si éloignés des personnages qu'on ne parvient même pas à deviner leurs visages. Le ton ? Grave et muet la plupart du temps ...
     

    Trois Rois mages traversent des plaines, des dunes, des montagnes tandis que Jésus les attend. Paragraphe biblique transformé en parenthèse métaphysique, Albert Serra le compose et le décompose au fur à et mesure qu’il coupe et découpe son film, illusionne et désillusionne son spectateur. Car Le chant des oiseaux fonctionne un paradoxe monumental, entier, qui est celui du temps : le temps semble éternel, interminable, sans fin, le vent souffle, les branches tremblent, la poussière vole et les Rois mages avancent, comme si le temps n’allait jamais les rattraper, comme si le temps n’était pas compté, comme si Jésus ne bougerait pas – ce qui est le cas. Mais la forme, l’habillage formel du film rattrapent cette infinité du temps, les cadres se grisent à la mesure du soleil, le temps demeure compté, inévitable ...
     

    Je sors du film d'Albert Serra tout sourire, on dit comme ça, ayant un peu oublié que nous n'étions pas dix, et que cela m'avait fait un peu mal en entrant dans la salle. Je traverse un couloir du cinéma, un jeune homme m'arrête d'un : "C'était dur, quand même !"… Il a un beau sourire ouvert, le regard qui va avec, et l'air d'un étudiant curieux et vif. Je ris et reformule spontanément, sans malice : "Ça a été dur, pour vous ?". Il est peut-être un peu surpris, ou craint le malentendu : "C'était beau… Mais vous n'avez pas trouvé ça dur... par moments… la fin ?" ...

    Note : 3/5 (4 notes)


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