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18
04
2009

La Fille du RER - André Téchiné

10 chroniques recensées

Liste des chroniqueurs sur ce sujet :
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La Fille du RER,
D'

Avec E. Dequenne, C. Deneuve, M. Blanc

Sortie en salle le 18 Mars 2009
La Fille du RER - André Téchiné
.
 

Dans Les temps qui changent, Les témoins et maintenant La fille du RER rôdent les figures du temps que Techiné manient toujours plus sèchement. Les retrouvailles au-delà de la fiction d’un couple désormais flétri, abîmé, littéralement jauni ; le chapitrage de l’évolution d’une maladie sociale et incurable, le SIDA, où la vie et la mort s’embrassent et s’embrasent, se conjuguent sans pudeur ; et ici, la segmentation en deux actes (théâtraux) d’un acte (ironiquement fictif) qui masque et éprouve le temps. Dernièrement, Téchiné joue avec les ellipses avec une dureté assez incommode, âpre et acariâtre, qui se traduit principalement par une exigence formelle fort éprouvante ...
 

Un Téchiné est toujours un évènement, tant le cinéaste a su, film après film, trouver l'équilibre souvent parfait entre réalisme, intime et romanesque. Comme ses oeuvres précédentes, La fille du RER se situe à la croisée de ces genres, rappelant plus particulièrement le style des magnifiques Témoins. La comparaison s'arrête là : si Les témoins était un drame puissant, foudroyant, abouti sur la prise de conscience accompagnant la montée du SIDA, La fille du RER échoue en partie dans sa tentative d'exploiter un fait divers assez sordide ...
 

On comprend ce qui a pu attirer André Téchiné dans cette affaire qui fit tant de bruit à l'été 2004, celle d'une fille qui inventa une agression antisémite qu'elle aurait subie dans le R.E.R. : le téléscopage d'une trajectoire individuelle qui amène quelqu'un à inventer une telle imposture, et de l'emballement politique et médiatique qui s'en était suivi, et qui avait fait dire à un chroniqueur qu'il s'agissait finalement d'"un mensonge qui disait la vérité" ...
 

Nous connaissons le sujet de La fille du RER. En juillet 2004, une jeune femme inventa une agression à caractère antisémite dans un train et deux jours plus tard elle se rétractait en avouant son mensonge. Entre temps les médias et la classe politique s’étaient emparés du fait divers en dénonçant la montée des actes antisémites et l’indifférence des passagers du RER. André Téchiné reprend cette histoire qu’il a réécrit à partir de la pièce de Jean-Marie Besset. Deux actes rythment le film ...
 

J'ai beau me repasser sans arrêt le film dans la tête depuis hier après-midi, je n'arrive pas à savoir ce qui l'emporte entre un intérêt (réel) pour ce dernier opus en date de Téchiné et un certain agacement que je ne manque plus d'éprouver à chacun de ses films. Au bénéfice du doute, j'accorde à la fille du RER un « pas si mal » qui ne rend pas tout à fait compte de mon désarroi mais qui permettra à mes aimables lectrices de constater que je n'ai pas totalement sombré dans l'aigreur totale ...
 

Un film d’André Téchiné est pour moi toujours un rendez-vous incontournable, pourtant le sujet de son dernier film inspiré d’un fait divers (En juillet 2004, une jeune femme avait inventé avoir été victime d’une agression antisémite dans le RER. Son terrible mensonge avait provoqué un emballement médiatique et politique sans précèdent, avant même d’avoir été confirmé) m’avait laissée perplexe, d’abord parce qu’il s’agissait finalement d’un sujet assez mince pour en faire une fiction, ensuite parce que le sujet était plutôt sensible ...
 

En juillet 2004, un fait divers avait défrayé la chronique : l’agression d’une jeune femme par des voyous qui la croyaient juive, dans une rame du RER D, entre Louvres et Sarcelles. La presse avait massivement relayé l’information ; politiciens et associations contre l’intolérance avaient très vite fait part de leur indignation face à cet acte odieux, qui faisait suite à d’autres manifestations d’antisémitisme. L’affaire avait même gagné les plus hautes sphères de l’état puisque Jacques Chirac, alors Président de la République, avait lui-même communiqué sur l’évènement ...
 

Et bien, je dirais qu'il est mitigé. Ce film relate ce fameux fait divers... Il y a quelques années, une fille s'était faite agresser dans le RER. Une bande de jeune l'avait molestée, entaillée la peau à divers endroits et avait dessiner une énorme croix gammée au feutre noir sur son ventre. Crime raciste, les médias s'étaient alors emballés, et les français s'indignent et se revoltent face à cette violence raciale grimpante. ...
 

Deux ans après Les Témoins, film fondamental qui évoque très brillamment toute l’histoire des années SIDA, de l’émergence du virus à aujourd’hui, André Téchiné nous revient. Le cinéaste s’intéresse avec La Fille du RER à un fait-divers qui défraya la chronique à l’été 2004. Au mois de juillet de cette année-là, une jeune femme prétend être victime d’une agression dans une rame du RER D. L’agression revêt un caractère antisémite bien que la victime ne soit pas de confession juive et suscite une excitation médiatique outrancière ...
 

Téchiné a inventé les conditions qui rendent plausible le délire de Jeanne. Elle veut une reconnaissance en tant que victime, rêve aussi d'appartenir à cette famille juive qu'elle idéalise et déteste en même temps, et qui a refusé de l'employer. Son geste et ses motivations sont complexes mais elle se trouve, de par sona acte, en position difficile, ayant sans le vouloir, insulté non seulement les juifs mais les noirs( il y en avait dans ses agresseurs prétend-elle...) ...

Note : 3.2/5 (5 notes)


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